Almaran'daëlin

Almaran'daëlin est un monde peuplé d'innombrables créatures. Des elfes, des vampires, des humains, des sirènes...
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]

Aller en bas 
AuteurMessage
Léviathan
Humain
avatar

Messages : 54
Date d'inscription : 02/09/2008
Localisation : Pourquoi désirez vous savoir où me trouver? Des envies suicidaires?

MessageSujet: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Mar 9 Sep - 1:23

Une sombre silhouette arpentait les tristes plaines de Zann, baignées de cette lueur rouge caractéristique du soleil mourrant. Le jour touchait à sa fin et le crépuscule jetait déjà sur le ciel son immense voile pourpre. L’homme marchait d’un pas pesant qui, ajoutée à sa respiration saccadée, exprimait toute sa lassitude. Le voyageur s’arrêta un instant, puis après avoir brièvement inspecter les environs, se laissa choire sur une grosse pierre.
D’une main gantée de noir il écarta un pant de son long manteau poussiéreux, tandis que de l’autre il sortit de l’une de ses poches une petite flasque argentée. Il porta l’objet à ses lèvres sèches et pâles, mais seulement une goutte en sorti. L’homme contempla un moment le flacon vide d’un air désolé, puis émit un profond soupir.
Un léger sifflement retentit brisant l’infini silence qui régnait sur les lieux.
L’individu tourna son regard vers ce bruit inopportun, et ses yeux rouges se posèrent sur un long serpent noir qui rampait, l’air menaçant, près de ses bottes.
Son visage blafard à la mine si dépitée changea presque instantanément d’expression.
Il porta la main droite à son côté et saisissant l’arme, d’un vif élan rageur il transperça le reptile. Désormais cloué au sol par la lame fine d’une élégante rapière qui lui traversait la tête, l’animal mort demeurait parfaitement immobile. Un doigt fin et blanc comme l’albâtre glissa le long du corps lisse et écailleux de la pauvre créature qui se mit à tressaillir légèrement. D’un coup sec l’épée fut ôtée, laissant de nouveau le serpent onduler gracieusement sur le sol.
L’homme saisit le reptile qui s’enroula docilement autours de son bras et n’en bougea plus, attendant sagement les ordres de son maître. Il murmura quelques paroles à son nouveau compagnon :
« Bien… on fait moins le malin maintenant. Il faut croire que la Mort rend les choses moins bêtes qu’elles ne le sont. »
Puis il ajouta, presque dans un souffle, comme s’il s’adressait à lui même :
« Voyons… de quel côté ? »
Il chercha de nouveau dans son vêtement puis en tira un petit ustensile long et fin comme un morceau de bois mort taillé en pointe à ses deux extrémité, dont l’une était peinte en rouge. Il posa l’objet par terre et le fit tourner à la manière d’une toupie. Lorsque le bâtonnet s’arrêta, il scruta attentivement dans la direction que la pointe colorée indiquait, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.
« Tu as raison… il me semble, à moi aussi, qu’il y ai dans cette direction quelque curiosité pouvant nous distraire. »
Sur ce, il ramassa sa flasque et son mystérieux objet puis remit en route marchant droit devant lui, suivant le chemin indiqué.
L’ombre à la pénible démarche continua d’avancer vers l’horizon derrière laquelle l’astre solaire disparaissait doucement tout en saignant de sa lumière écarlate bientôt envahit par l’encre noire de la nuit.


Dernière édition par Léviathan le Mar 16 Sep - 18:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Knowledge
Prophète
avatar

Messages : 12
Date d'inscription : 16/06/2008
Localisation : Là où tu as besoin de réponses

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Mar 9 Sep - 21:47

Le prophète marchait paisiblement dans les étendues, contemplant le ciel rouge, qui peu à peu se teintait d'obscurité. La première partie du plan était engagée, la jeune Nahala connaissait maintenant son destin, elle en ferait bon usage il en était sur.
Mais le destin se devait équitable, et les bons auraient toujours le mauvais côté à combattre ... telle était sa mission aujourd'hui.

Lui, ne connaissait ni le bien, ni le mal.

Il ne faisait jamais pencher la balance en faveur d'un camp.
Seuls les mots destin et histoires marbraient son âme, le jettant sur les chemins pour mettre en route le futur des hommes.

Le vieil elfe avisa un rocher et, comme à son habitude, s'installa en tailleur sur le roc, dessinant des arabesques dans le sable du bout de son baton.

Celui qui deviendrait un des plus grand seigneurs maléfiques de ces terres était proche ...
Revenir en haut Aller en bas
Eldrakyn
Loup-garou
avatar

Messages : 91
Date d'inscription : 18/05/2008
Age : 27
Localisation : Pas loin ...

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Mer 10 Sep - 0:30

Une fois de plus, Eldrakyn se retrouvait sur ses terres natales.
Il ne savait pas ce qui l'avait poussé à revenir, peut être tout simplement cette chose que l'on apelle l'instinct ...
Loin des regards, le lycan pouvait se défouler sur ces immenses plaines, chasser et se delecter des rares proies qui avaient eu le malheur de passer.

Seulement ce n'était pas pour cette raison qu'il était ici.

Il avait quelque chose à faire, mais il ne savait quoi.
Eldrakyn se contentait donc d'humer l'air, tentant de repérer une présence. Soudain, un mouvement brusque attira son regard sur le sol. Intrigué, il vit les grains de sable se déplacer, se rassembler afin de former un dessin.
Tout à coup, ce fut comme si le sol s'effondrait sous lui. Il se sentit haper dans cet univers qui se créait au fur et à mesure du regroupement des grains.

Il contemplait à présent une civilisation pitoyable, les paysans peinant aux champs, les matrones tentant tant bien que mal d'élever des momes crevant avant leur sixième année ... partout ou il se tournait, la misère ambiante ne regressait pas, grignotant jour après jour la courte vie des ces humains.
Il en conçut plus de la colère que de l'apitoiement : ce n'était que des laches incapable de prendre leurs armes et de se révolter ... des insectes voués à un labeur dont ils ne verraient jamais la fin ...
Un vent de panique vint déranger les paysans : des cavaliers pointaient à l'horizon, présentant un étendard rouge et noir, les couleurs préférées d'Eldrakyn.
* Voyons voir comment les pauvres petits humains réagissent face à l'autorité ... *
Ceux ci courbèrent l'échine, tremblant de peur en présentant les maigres récoltes qu'ils avaient obtenues. Le résultat ne se fit pas attendre : de colère, un des hussards tira son sabre et trancha les mains du plus proche cloporte.
Aucun mot ne fut prononcé, aucune vague de protestation ne parcourut l'assemblée ... c'était ... insensé ...
Eldrakyn se mit à penser qu'il aimerait bien voir le tyran qui arrivait à imposer une loi aussi dure sans craindre de répression.
Comme s'il avait été entendu, le paysage se modifia, suivant la route des cavaliers. Il se retrouva dans un riche palai, il le reconaissait, il n'en restait que des ruines à l'heure actuelle, et il adorait passer la nuit entre les pierres qui avaient été si majestueuses. L'édifice était monstrueusement grand, imposant, écrasant presque.

* Construit pour un grand et long règne ... *
pensa avidement Eldrakyn

Il suivit un dédale de couloirs, et se retrouva dans la salle du trône. Au centre de la salle, se tenait le maître qui gouvernait ce royaume d'une main de fer. Le lycan cru se sentir mal. C'était tout simplement ... lui .
Il se contemplait, l'air nonchalant, gouvernant avec aise, presque trop facilement.

Ses pensées s'embrouillèrent ... alors il était le descendant du roi ... le descendant de Zann ... Almaran lui revenait donc de droit !
Alors que l'envie de pouvoir s'insinuait sournoisement en lui, une voix sifflante vint lui susurer à l'oreille :
Ô Lycan descendant du grand Zann, observe, contemple ... je vais te montrer la cause de la déchéance de ton espèce ... la seule responsable de la chute de Zann !

Le décor se troubla, pis redevint net pour ne montrer qu'une seule chose : ce fut comme si on lui assénait un coup de poignard : la vision n'était autre que ... Nahala, la jeune femme qu'il avait rencontré à Tessë'ya ...
Les yeux du lycan passèrent du rouge au noir foncé, et son poing se serra si fort qu'il entendit deux de ses phalanges se briser. Une haine et une soif de pouvoir inconsidérable l'envahissaient, prenant possession de lui.

Il allait reconquérir son trône : le quatrième âge ne faisait que débuter ...

La vision s'interrompit soudainement, laissant le garou chancelant, affaibli par toute la puissance des visions qui s'étaient succédées. Il s'effondra sur le sol, essayant de regagner quelques forces.
Il ne sentit que trop tard l'ombre qui s'approchait de lui ...
Revenir en haut Aller en bas
Léviathan
Humain
avatar

Messages : 54
Date d'inscription : 02/09/2008
Localisation : Pourquoi désirez vous savoir où me trouver? Des envies suicidaires?

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Mar 16 Sep - 18:36

Martelant le sol de ses lourds pas réguliers, le voyageur extenué poursuivait sa route. Il allait vêtu d’un ample manteau aux riches allures, un peu usé. Enroulé autours de sa manche, un charmant serpent à l’éclat d’ébène paraissait dormir. Son visage éteint indiquait que son esprit torturé était en proie à un trouble profond.
Combien de temps cela pouvait-il bien faire ? Combien de jours, de mois, d’années passées à errer seul dans ces vastes plaines ? Quel nombre de nuits avait bien put s’écouler depuis cette nuit funeste où Elle avait disparue ?
Que pouvait bien après tout lui importer cette longue solitude puisqu’il ne s’était jamais sentit plus seul que dès l’instant où Elle l’avait quitté.
Depuis combien de temps il n’était plus qu’une ombre, un spectre de haine et de lassitude, coupé du monde, loin des hommes ou autres êtres vivants qu’il haïssait par dessus tout.
Vils, insignifiants, fragiles, trop imparfaits… le fait même qu’ils vivent était un affront pour lui. Ce monde ne valait rien, et ne contribuait qu’a accroître sa souffrance. Tous auraient due mourir à sa place : Elle seule aurait eu le droit d’exister pour l’éternité… même au delà de la vie pour laquelle Elle était trop parfaite. Mais le sort en fit autrement, et désormais lui même n’était plus rien… juste condamné à poursuivre sa pénible existence sans but, tuant par dépit ceux qu’il croisait sur son chemin.


Soudain un évènement inattendu tira l’homme de ses douloureuses pensées.
Au loin un nuage de poussière s’éleva, précédé d’un bruit sourd qui lui fit lever la tête et pointer son regard perçant en direction de l’étrange phénomène.
Activant sa marche il arriva bientôt à l’endroit où cette intrigante manifestation avait eu lieux. Non sans déception, il arriva trop tard pour en découvrir la cause, mais il distingua néanmoins un masse obscure gisant sur le sol.

Il y a quelque chose là-bas… et ce n’est pas mort… du moins, pas encore.

Etendu sur la terre aride, un jeune homme à la peau très blanche et aux cheveux argentés frémissait légèrement. Son visage fin semblait crispé en une expression d’effort intense, comme s’il avait voulu utilisé les quelques forces qu’il lui restait pour ce relever.
L’homme au long manteau sombre s’agenouilla devant se triste spectacle, affectant un air affligé qui contrastait avec le léger sourire en coin qui déformait ces lèvres.

« Tu m’as tout l’air épuisé, l’ami. Veux-tu que j’abrège tes souffrances ? Cela permettra peut-être d’alléger les miennes pendant un court instant… juste le temps de me distraire en te tuant. »

Comme toute réponse le mystérieux jeune homme allongé entrouvrît deux yeux noirs brillants d’une lueur impertinente et son regard flou devint furieux, provocateur, presque impérieux. Ce jeune effronté n’avait pas l’air d’avoir l’intention de mourir.

« Je vais t’avouer quelque chose… D’ordinaire, je suis nettement moins bavard…mais vois-tu, tu es le premier être humain, ou même le premier être humanoïde que je rencontre depuis… depuis longtemps… Et crois moi je suis plutôt déçu de tomber sur un pauvre touriste égaré à demi inconscient. J’espérais trouver mieux… »

Le long serpent noir, qui jusque là était resté sagement enroulé autours du bras de l’ effroyable individu, venait de s’étendre majestueusement de tout son long. Il exécuta ainsi un bond rapide vers la gorge de l’inconnu à la chevelure d’argent. Celui-ci, faisant une belle démonstration de ses surprenant réflexes, stoppa la perfide créature à quelques centimètres de son visage. Dans son poing serré il tenait fermement le corps de l’animal, l’empêchant ainsi de planter ses crochets venimeux dans son cou.
Seulement, le serpent se débattait furieusement. Se repliant sur lui même il cinglait de sa longue queue les mains et le visage du jeune homme.
Ce dernier entreprit de lui broyer la tête entre ses mains, cela constituant le moyen le plus efficace d’ empêcher une sale bestiole de mordre. Cependant grande fut sa surprise lorsqu’il vit que même dépourvue de tête, l’animal continuait d’onduler et de se débattre hargneusement avec la même habileté.
En effet, il ignorait que le serpent était déjà mort et que ses mouvements était contrôlés par l’homme au sourire cruel qui animait cette pauvre dépouille à sa guise. Le corps fin et longiligne s’enroula autours des poignés de la jeune personne et sembla s’y nouer telle une robuste corde d’écailles.
L’inquiétant personnage s’approcha alors de son prisonnier, caressant avec la longue lame de sa rapière cette figure au trais si raffinés. Il le dévisagea et dit entre ses dents d’un ton pensif:

« Ce visage me rappel quelque chose… un sentiment assez désagréable de déjà-vu… »

C’est alors que profitant de ce court moment d’hésitation, le captif brisa les liens qui le retenaient, faisant voler en éclats des lambeaux de chairs reptiliennes. Il déséquilibra son adversaire, et avec la vivacité d’un fauve il s’élança pour lui asséner de terribles coups. Des deux combattants il n’y avait pas de doute permis : bien qu’affaibli, le jeune homme d’une vingtaines d’années était doté d’une musculature plus développée que celle de son opposant qui, bien que plus âgé (la trentaine environs) demeurait toutefois moins à l’aise au corps à corps. Cependant après quelques instants de lutte sans pitié, le jeune et vigoureux combattant se retrouva bloqué dans une position assez inconfortable, la lame de l’épée ennemie sous le menton.
Haletant, entre deux pénibles inspirations, l’homme à la rapière lui lança ces quelques paroles avec un regard noir plein de haine :

« Misérable…qui es tu pour me résister ?… Sur le sol poussiéreux et dur reposera bientôt ton cadavre encore tiède de l’aberration que représente ta vie…. »
Revenir en haut Aller en bas
Eldrakyn
Loup-garou
avatar

Messages : 91
Date d'inscription : 18/05/2008
Age : 27
Localisation : Pas loin ...

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Sam 20 Sep - 1:17

Ambiance

Eldrakyn reposait étendu sur le dos, en appui sur ses bras, le visage légèrement en arrière afin d'éviter à sa gorge de rencontrer le tranchant de la lame du psychopathe qui se trouvait en face de lui.

Ses yeux sombres étaient plantés dans ceux de l'homme, dardant sur lui un regard orgueilleux.
Celui-ci ne semblait pas impressionné, juste fatigué par le combat qui venait de se dérouler.
Il lança à l’intention du lycan :


« Misérable…qui es tu pour me résister ?… Sur le sol poussiéreux et dur reposera bientôt ton cadavre encore tiède de l’aberration que représente ta vie…. »

Après tout … quelle vie sur cette bonne vieille planète ne représente pas en son essence même, une aberration …

Il avait parlé avec son charisme habituel, ne laissant paraître aucune émotion, que ce soit de la peur, de l’angoisse, de la colère … les mots s’écoulaient, charmant l’adversaire, le distrayant quelques instants …
Le lycan reprit son récit, profitant de l’étonnement qu’il avait fait naitre chez le nécromant :


Toi-même me semble disposer de pouvoirs assez particuliers, je reconnais que donner la vie aux morts n’est pas un don que l’on rencontre tout les jours … mais … vu ton état tu m’as l’air d’avoir erré sur mes terres pendant des lustres … alors ta vie aussi est inutile …

Il tutoyait sans aucun gène celui qui détenait sa vie entre ses mains, le lycan ne se sentait pas, de toute manière, inférieur à l’homme. Il avait besoin de cadavre pour montrer toute l’étendue de ses pouvoirs, et il n’en avait pas … il était donc … perdant …

Une lueur étrange passa dans les yeux du nécromancien.
Et bien que se passe-t-il ? Mon discours t’aurait il fait réaliser le non sens de ton existence ?


Au même instant ou l’homme enfonçait son épée pour transpercer l’impudent qui osait lui parler sur ce ton (même si, il devait se l’avouer, cela l’amusait qu’il ne tremblât pas comme une feuille), un sourire étrange se dessina sur ses lèvres.

Voyant le danger arriver, les yeux d’Eldrakyn devinrent rouges sang, et ses canines se développèrent, dépassant de ses lèvres. Dans cet état, on sentait une puissance émanant de lui.
Les muscles n’étaient pas hypertrophiés comme on aurait pu le penser, ils étaient fins, jouissant d’un entrecroisement de fibres savamment agencé pour récupérer le maximum de capacité.
Les sens devenaient tout à coup plus affutés, permettant de sentir le danger même si on ne le voyait pas, la vue se développant, vous permettant de compter les fourmis avec une précision d’horloger, l’ouïe détectait la moindre respiration de l’adversaire, cherchant à analyser un quelconque affolement …

La force légendaire des lycans enfin maitrisée pour créer les combattants les plus parfaits …

A l’aide des paumes de ses mains, il bloqua l’épée à quelques centimètres de sa gorge, puis dévia le coup. D’un bond, il se remit debout et prit le temps de s’épousseter. Il lança un sourire narquois à son adversaire :

Au fait ... je ne me suis même pas présenté, je me nomme Eldrakyn ... enchanté My Lord ...

Les deux hommes se trouvaient maintenant face à face, combat de l’acier contre les crocs …

Le nécromant enchainait des estoques, parait les coups, virevoltait avec grâce, alliant l’esthétique à une excellente maitrise de la rapière. Les coups d’Eldrakyn se voulaient plus violent, plus … bestial.
Cependant, l’endurance d’un lycan étant supérieur à celle d’un homme, le nécromancien vint à fatiguer et, après un fauchage circulaire, il se retrouva étendu sur le dos, une griffe d’Eldrakyn sous la gorge, inversant les rôles tenus peu avant par nos deux protagonistes.

Les yeux du lycanthrope brillaient d’un éclat rouge, et le combat avait avivé sa faim. Il passa une langue gourmande sur ses babines, humant l’odeur de sa proie. Ceci lui coupa instantanément l’appétit. L’homme puait la mort … pas comme quelqu’un qui vient de commettre un meurtre mais … comme un cadavre … pourtant son cœur battait, il le sentait …


Qui est tu ? Dit il simplement, sans baisser sa garde.
Revenir en haut Aller en bas
Léviathan
Humain
avatar

Messages : 54
Date d'inscription : 02/09/2008
Localisation : Pourquoi désirez vous savoir où me trouver? Des envies suicidaires?

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Sam 27 Sep - 4:30

Un lycanthrope, hum ?…
Eldrakyn ?… Ce nom ne me dit rien, et pourtant… ce visage…



Le dénommé Eldrakyn, lança ces quelques mots à l’adresse de sa proie : « Qui est tu ? »
L’homme interrogé poussa un long soupir, puis affichant un sinistre sourire et comme une preuve de résignation, il lâcha son arme sur le sol. Le jeune homme à l’allure bestiale, qui continuait de le menacer de ses ongles acérés, saisit l’épée de sa main libre et la jeta loin derrière lui. Bien que sa situation fut plus que critique (à savoir, à terre et désarmé), le nécromant se permit tout de même d’aborder un ton sarcastique :

« Que t’importes de savoir qui je suis ? … Après tout, mon existence n’a aucun sens… haha…ha…hahahahaha… »
Il émit un ricanement amer qui en aurait déstabilisé plus d’un tant il était glacial, mais son opposant resta de marbre.
« Je n’avais pas besoin de te ton beau discours pour m’en apercevoir… « des lustres » d’errances ? Pourrais-tu seulement donner un ordre de grandeur à ces lustres, un chiffres quelconques ? Même moi je ne le puis !… »

Le lycan toujours plus menaçant enfonça un peu plus ses griffes luisantes dans la chair de l’homme, comme pour signifier qu’il n’avait pas répondu à sa question.

« Hum… Cependant puisque tu t’es présenté, comme l’usage le veut, je me dois de faire de même... Le contraire serait bien entendu très impoli de ma part, n’est-ce pas ?
Mon nom est Léviathan Answin’Or… Et je suis enchanté de même.
Il m’est fort agréable de constater à quel point j’ai pu me tromper sur ton compte. Tu sembles partager quelques unes de mes convictions sur le sens, ou plutôt devrais-je dire le non-sens, de la vie en ce monde. Je reconnais que tu ne manques ni d’esprit, ni de discernement, ce qui est plutôt rare pour un jeune homme de ton âge… Et puis tu sais te battre d’une façon admirable. De plus la maîtrise de ta métamorphose paraît tendre vers la perfection. Malheureusement… »


Le jeune loup au regard écarlate senti soudain le contacte froid et métallique d’une lame au creux de sa nuque.

« Tu as toutefois deux graves défauts. Premièrement : tu es très orgueilleux et apprécie qu’on te flatte. Ton sentiment de supériorité aurait peut-être alors tendance à te faire commettre quelques négligences. Et secondement, et cela nous fait encore un point commun : tu sous estimes trop ton adversaire… »

Le loup-garou tourna doucement ses yeux rouges afin voir l’ennemi qui le menaçait. Derrière son dos, une charogne bancale le tenait en respect pointant sur lui la rapière de l’escrimeur. Elle l’avait sans doute ramassée lorsque son propriétaire le distrayait par son long discours. Il lui manquait un bras ainsi que la moitié de son crâne, et ses os commençaient à s’émietter en poussière. Tenant compte de son état de décomposition avancé, on pouvait imaginer qu’elle reposait sous la terre sableuse depuis déjà un grand nombre d’années. Il était bien difficile d’identifier l’être auquel elle avait appartenue.

« Tu n’as pas idée du nombres de carcasses ou autres débris de corps enfouis sous ce sol. J’ai appris à sentir la mort même lorsqu’elle repose au plus profond des entrailles de la terre… Bien sûre celle-ci a mis un peu de temps à remonter à la surface et elle n’est pas très…-Le lycan, se retournant, donna un violant coup de pied (ou patte ?) rageur dans le squelette qui s’effrita aussitôt en un tas informe de résidus osseux.-
… hum… très solide. »

Cependant une main cadavérique s’accrocha à la jambe du loup-garou. Celui-ci ressenti une douleur fulgurante : la chose se resserrait si fort qu’elle lui avait transpercé l’épiderme de ses doigts décharnés, faisant ainsi perler des gouttes de sang.
Profitant des quelques secondes durant lesquelles la main fut à son tour réduite en poussière, l’homme à terre tenta de se dégager en donnant un coup de poing à son ennemi, qui l’encaissa sans trop de mal. Rampant sur le sol, un membre squelettique restant s’approcha pour lui tendre sa chère rapière. Il se tourna sur le flanc et s’empara de l’arme, mais le garou s’élança saisissant son cou entre ses pattes meurtrières. Les deux mains gantées de noirs empoignèrent le fer de l’épée pour mieux plaquer son tranchant sur le col de son assaillant.
Les deux combattants étaient à présent couchés sur le côté, chacun provocant l’autre de son arme.
Plus le tranchant affûté de la lame appuyait sur la gorge du jeune homme-loup, plus les griffes aiguisées s’enfonçaient vers les jugulaires du nécromancien. L'atmosphère qui régnait était des plus tendue.
Léviathan ne cessait de dévisager le jeune homme. Son apparence continuait de le troubler (et ce depuis le début du combat), il était certain de l’avoir déjà rencontré ou du moins aperçut quelque part… Mais aussi loin qu’il put remonter dans sa mémoire, il ne pouvait dire de qui il s’agissait exactement.

Ce visage… ce visage…
Il a bien dit « mes terres » en parlant de ces plaines…

Ce ne serait pas…


Le nécromancien se figea. Il se souvenait maintenant. Un unique mot, à peine audible lui échappa des lèvres :

« Impossible… »

Et pourtant il n’y avait là aucun doute : Ces traits fins, cette peau claire et cet air arrogant, supérieur… La ressemblance avec les tyrans descendants de Zann qu’il connaissait si bien ne pouvait pas être une simple coïncidence. Mais cette ressemblance allait bien au delà du simple air de famille commun à toute la lignée…

« Zann ? Majesté … »

Léviathan devint encore plus pâle qu’il ne l’était. Puis écartant son arme du lycan (lequel étonné relâcha à son tour, un peu inconsciemment, la pression de ses griffes), il se releva brusquement et d’une démarche mal assurée fit trois pas en arrière.
Il n’avait jamais eu l’honneur de connaître le légendaire seigneur en personne (étant donné qu’entre la mort du puissant roi et la naissance du nécromancien il s’était écoulés quelques siècles), mais il se souvenait en détail de ce visage qu’il avait si souvent vu sur les gravures. Le souvenir de cette image vint se superposer à celle d’Eldrakyn : La similitude était si frappante qu’il avait l’impression de se trouver face à Zann lui même.
Néanmoins il se ressaisi. Pointant une lame tremblante vers le jeune homme, il articula d’un ton inquisiteur tout son raisonnement, comme s’il réfléchissait à voix haute :

« Qu’est-ce que cela signifie ? Tu ne peux pas être Zann : Il n’a jamais été atteint de lycanthropie, puis tu es beaucoup trop jeune… Et si tu étais vraiment lui, je serais déjà dans un état semblable à celui de cette misérable carcasse, voir pis encore.
Il est également impossible que tu sois son descendant…
Tous les seigneurs héritiers ont été tué durant la guerre du 3ème Age. Une fois les tyrans détruis, le peuple oppressé s’est même révolté. Je me rappel d’avoir vu leurs femmes égorgées, ainsi que leurs rejetons qui n’ont même pas été épargnés… La tête tranchée, embrasés sur le bûcher, ou agonisants d’atroces maladies dans des geôles putrides, tout les membres de la famille y passèrent.
A moins que…
Oui, je me souviens… Le plus jeune des tyrans aurait forniqué avec une chienne de louve. Chassée du royaume, elle s’est enfuie bien avant la rébellion, alors qu’elle était sans doute pleine. Elle aura mis bas son louveteau dans quelque endroit caché. Tu es sans doute ce bâtard…
Mais un serment est un serment… »


Il s’inclina humblement, comme les nobles en ont la coutume, devant Eldrakyn. Ce dernier visiblement surpris par ce brusque changement d’attitude ne savait pas si le geste était sincère ou ironique. A quoi pouvait-il bien songer ? Quelles pensées machiavéliques étaient en marche dans son esprit tordu quand il prononça ces paroles :

« Je suppose que le fait que toute la lignée soit décimée fait de toi le seul héritier légitime de Zann. Par conséquent, je me dois de te servir comme j’ai servi tes aïeuls… votre Altesse. »
Revenir en haut Aller en bas
Eldrakyn
Loup-garou
avatar

Messages : 91
Date d'inscription : 18/05/2008
Age : 27
Localisation : Pas loin ...

MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   Dim 2 Nov - 23:27

Le jeune Lycan regarda son adversaire hésiter, puis finalement s’incliner devant ce qu’il considérait comme son nouveau roi. Etait ce une stratégie spéciale pour le déconcentrer et faire sortir un nouveau tas d’ossement pourri de sous ses pieds ? Il regarda furtivement au sol, mais aucun tremblement ne l’agitait, démontrant que les carcasses reposaient tranquillement six pieds sous terre …

Léviathan qui se tenait toujours incliné, se redressa et regarda Eldrakyn dans les yeux.

Et maintenant votre Altesse … restons nous plantés sur ces terres à nous contempler l’un l’autre ?
Il avait insisté sur les mots « votre Altesse », les sifflant doucement, comme s’il avait encore du mal à réaliser que le bâtard avec qui il s’était battu était le dernier héritier du tyran qu’il avait servi.

Je remarque que même envers ton roi tu n’as toujours pas perdu ce ton ironique …
Les yeux du loup scintillaient d’une lueur rouge, malveillante.
Ainsi il avait un allié … un nécromant qui se ferait une joie d’obéir à son roi … un pauvre idiot dont la vie se résumait à servir … soit … il lui serait utile …
Il s’approcha de Léviathan et, d’un coup vif, lui entailla légèrement la gorge. Rien de grave, la blessure guérirait en quelques jours …

Cela t’apprendra à être plus … docile …
Une étincelle de fureur se dessinait à présent dans les yeux du nécromancien …
Allons ne fais pas cette tête … si j’avais été en colère, je t’aurais tranché la gorge … mais j’ai le sentiment que tu feras un allié de poids pour la reconquête d’Aldan …
A propos … ne m’appelle pas Altesse … Eldrakyn suffira amplement …


Il pivota, regardant l’horizon : Nous devons nous rendre en ville pour croiser une jeune femme … son nom est Nahala … méfie t’en comme de la peste …

Léviathan hocha la tête et les deux hommes commencèrent à marcher d’un même pas en direction d’Aldan …
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Errances dans la plaine, au crépuscule. (avec Eldrakyn) [Terminé]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» #. Le hurlement du vent dans la plaine
» Eclats de la plaine exaltée
» Quand le vent souffle, la tempête se déchaîne
» Les mangas...sont-ils démoniaque à ce point?!
» Astuce pour devenir riche ou "moyen"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Almaran'daëlin :: Domaine Sauvage :: Les Plaines de Zann-
Sauter vers: