Almaran'daëlin

Almaran'daëlin est un monde peuplé d'innombrables créatures. Des elfes, des vampires, des humains, des sirènes...
 
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 Au-delà des océans de sable [libre]

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Salah Al'Sami
Elfe Oriental
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MessageSujet: Au-delà des océans de sable [libre]   Mer 25 Mar - 23:18

Hyssël'jan....

A bien y penser, ce n'était pet-être pas une si bonne idée que ça d'avoir quitté le long désert de sable chaud et ses dunes arides aux rares oasis. Le climat, bien que sans doute assez chaud pour les habitants locaux, ne ressemblait en rien à ce à quoi Salah avait été habitué. Il aimait la sècheresse, la dureté des grands paysages d'Orient, et même si le léger vent rafraîchissant qui soufflait ici lui rappelait son pays natal, il ne parvenait tout à fait à se faire à ce nuvel environnement. Enfin, il avait choisi, non ?
Tout ça parce qu'il avait voulu voir la mer. Quoi de plus normal, après tout ? Enfant, il n'était guère sorti du village où il habitait, et même plus tard, malgré sa réputatin de voyagueur infatigable, jamais il ne s'était aventuré au-delà des limites de son cher désert, enfin jusqu'à ce jour.

La légère saveur iodée qui flottait dans l'air n'était pas franchement désagréable, et il se surpris même à se passer machinalement la langue sur ses lèvres sèches, comme pour apprécier la forte salinité du vent marin. L'immense étendue d'eau qui bordait la côte avait bien de quoi dérouter un homme du désert, habitué à considérer le précieux liquide comme la clé de sa survie. Et dire qu'ailleurs, cette même eau si précieuse était bêtement gâchée...

De contempler toute cette étendue mouvante lui donnait un peu le tournis, et c'est pourquoi il ne tarda pas avant de s'éloigner de la côte. Le port était grouillant de monde, peut-être à cause d'un festival ou d'une quelconque manifestation, et il devait sans cesse faire des écarts pour ne pas heurter les badauds qui se retournaient sur son passage, vaguement curieux de cette haute silhouette en armure ternie et aux cicatrices évidentes, le visage enveloppé dans un capuchon semblable à ceux des touaregs. Ici, nul besoin de se protéger des assauts du soleil, mais il n'avaitpas envie d'abandonner ses coutumes ancestrales sous prétexte qu'elles étaient devenues inutiles.

- A boire, s'il-vous-plaît...


A l'ombre d'une taverne, il fit halte un petit moment pour contempler les flots en contrebas. Les vagues qui allaient et venaient, les cris aiguës des mouettes, le chouintement des bateaux glissant sur les flots... Toute cette agitation si différente de l'immobilisme séculaire du désert le troublait bien plus qu'il ne l'avait jamais été. Tout semblait si différent, si nouveau... C'était un monde qui s'ouvrait brusquement sous ses yeux et, irrépréssiblement, il se sentit le besoin d'en apprendre d'avantage. Il pouvait aller sur le port, trouver un bateau qui accepte de le prendre à son bord et -qui sait ? - cingler vers le grand large !

Mais, en attendant, il restait là à siroter un vin elfique au goût sucré, le regard perdu dans les vagues qui allaient et venaient à la fenêtre...
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Ven 27 Mar - 2:41

Quoi de plus beau que la mer? Cette immense étendue bleue à perte de vue, cette eau omniprésente qui vous englobe et vous déconnecte de la réalité. Pourquoi à votre avis que tant d'homme sont partis fendre les flots? Car cet élément à l'étrange et fascinant pouvoir de vous attirer à lui, et une fois que vous être hypnotisé il est impossible de s'en passer. Lorsque vous voguez sur la mer, vous vous sentez entier, en symbiose avec vous même, vous n'avez plus à pensez aux problèmes qui peuvent vous préoccupez sur la terre ferme. Cette eau vous fait devenir quelqu'un d'autre, de plus résistant et d'invincible. En tout cas, c'est comme ça que Xiao ressentait les choses. L'océan était sa vie et son royaume, et rien n'avait pu et ne la séparerait de son amour.

Le Cyria avançait tranquillement dans le port, se dirigeant vers les quais, à l'endroit où il avait l'habitude de jeter l'ancre. Ce mastodonte de bois se pavanait parmi ses semblables, à côté de lui, les petits bateaux des pêcheurs faisaient bien pâle figure. Le pavillon noir du Dragon Bleu était baissé, mais néanmoins, tous savait à qui appartenait ce bateau, célèbre dans la région. Et une foule de curieux s'était rassemblé autour du navire, tous voulait apercevoir l'équipage de pirates sanguinaire qui écumaient les fonds des mers.

- Double-poutres, pousse moi ces gueux du quai ou on pourra jamais débarquer!
Main-de-fer, Sainte-Barbe, je vous confie la marchandise, moi je vais faire un tour à la taverne du coin!
Les gars! Dépêchez vous de mettre le navire en panne, on a pas toute la journée!


Dans le bateau, les ordres fusaient de toute part. Xiao Lya-Ming, juché sur le pont du navire surplombait le monde de toute sa hauteur et ne cessait de donner des ordres brefs aux membres de son équipage. L'entrée au port était un moment qu'elle adorait particulièrement, et ce n'était pas le moment de le gâcher.
Une dernière secousse se fit ressentir et le navire s'immobilisa. Puis, un à un, la marchandise sortit des cales du navire, et des dizaines d'être à la peau bleue et aux joues creuses se succédèrent dans un incessant cliquetis de chaînes. Xiao débarquait toujours la marchandise devant tout le monde, déjà cela permettait de renforcer son image et d'alimenter les rumeurs à son sujet, et de plus, elle narguait les autorités ainsi que la loi. En effet, il avait été assez facile pour elle de graisser la patte du plus haut gradé de la garnison du port, et ainsi, elle pouvait affiché son commerce aux yeux de tout le monde.
Encadrer par des marins en arme, les habitants du peuple de la mer suivant ensuite le chemin des entrepôts ou ils étaient ensuite vendu comme toute marchandise qui se respecte. Et bien sur, ce petit rituel ne se faisait pas sans le spectateur le plus important, l'esclave de Xiao. A chaque fois, elle le sortait de force de sa prison et le forcer à regarder son peuple brimé et humilié.

Tout se déroula sans encombre et c'est donc le sourire aux lèvres et l'esclave à la main qu'elle partit vers l'endroit qu'elle appréciait le plus sur la terre ferme, la taverne! Dans ce lieu, elle retrouvait un peu la même sensation que quand elle était sur la mer, mais en moins fort bien entendu. Le seul inconvénient, c'est que pour que cette sensation reste bien encrer dans ses veine, elle devait boire, et cela finissait pas forcément très bien. Mais Xiao, même éméché savait se battre, elle ne portait pas deux cimeterres pour rien!
Aujourd'hui elle avait d'ailleurs opté pour une tenu assez voyante, elle voulait qu'en un clin d'œil on l'identifie comme le Dragon Bleu. Elle portait donc une immense tunique d'une couleur turquoise, avec une jupe rouge carmin et un pantalon bleu-vert. Elle avait attaché à sa taille une large ceinture rouge sang avec un motif de dragon noir imprimé dessus. Le haut de sa tunique se découpait en un grand décolleté avec par dessous une chemise rouge, et les manches courtes laissait paraître ses bras tatoué de dessins abstraits se déroulant en volutes. Et elle portait à son cou ses éternels colliers. Un de cauris qui lui enserrait le cou, l'autre, un long pendentif en argent aux formes pointus, rappelant celles des écailles d'un dragon où est enchâssé une turquoise. Et pour finir, elle avait attaché autour de sa tête un bandeau bleu turquoise laissant ses cheveux noirs descendre jusqu'au milieu de son dos. Et bien sur, elle tirait derrière elle son éternel souffre-douleur, le trainant dans la poussière sous le regard des passants.

Elle poussa la porte de l'établissement d'un air résolu et s'engouffra dans ce lieu humide et malodorant. Mais cette odeur de poisson rance ne la dérangeait nullement, elle avait connu bien pire en dormant près des marins quand elle était encore qu'une mousse! Elle s'assit nonchalamment à la première table qu'elle aperçut et se retrouva nez à nez avec un gars assez étrange. Enfin... elle non plus n'était pas mieux... Mais celui ne portait pas des vêtements de la région, plutôt des terres arides comme le désert. Elle avait affaire à un homme des sables? Il avait traversé le monde? Il avait du faire un sacré bout de chemin! Par étonnant qu'il se trouve dans une auberge pour se rincer le gosier!

- T'as pas l'air d'ici moussaillon... Qu'est ce que tu viens faire près de la mer?
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Salah Al'Sami
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 30 Mar - 17:34

Salah, dérangé dans ses pensées, haussa légèrement un sourcil en voyant quelqu'un prendre place à sa table sans que quiconque ne paraisse s'en choquer. Quelle impolitesse ! Qu'un inconnu se permette de s'asseoir en face de lui sans esquisser le moindre geste pour lui en demander la permission, passe encore - après tout, peut-être était-ce autorisé dans les mœurs des pays barbares... Mais qu'il pousse l'impudence à l'interpeller avec si peu de vergogne et tant de grossièreté ! Il... ou enfin elle, car il n'avait pas manquer de s'apercevoir que le nouvel arrivé était une femme.

Elle portait d'étranges vêtements bariolés, tels que Salah n'en avait jamais vu de semblables ; et pourtant le Désert sait qu'il y en avait, des gens étranges, dans les souks et les bazars du monde oriental. La majeure partie de sa tenue se constituait d'un long vêtement turquoise, comme une tunique, passé au-dessus d'une jupe carmin et d'un pantalon aux reflets vert-bleus. Sans doute toutes ses couches de vêtement devaient lui tenir bien chaud, à moins qu'il ne se fut agit de ces tissus de soie légers qu'affectionnaient les gens de la noblesse. Son décolleté largement ouvert laissait impudiquement apercevoir une généreuse portion de poitrine, et elle arborait de nombreux tatouages aux motifs élaborés qui s'entrelaçaient autour de ses bras comme des serpents sur la souche d'un arbre. Les cliquetis de bijoux et d'armes ajoutaient à son pas une allure martiale et, dans l'ensemble, l'elfe du désert lui trouva un air volontairement vulgaire.

Un moment, il songea à tourner la tête et à ignorer l'importune, traitant avec le dédain qu'il convenait un tel manque de savoir-vivre. Pourtant, deux choses le retinrent : tout d'abord, les regards mi-respectueux mi-apeurés que lui lancèrent les autres convives à son arrivée ("convives" était un mot franchement poli pour désigner la plèbe grouillante et crasseuse de la taverne, mais Salah avait été bien élevé) ; visiblement, il s'agissait d'une personnalité locale, qui jouissait d'une certaine réputation à en voir l'attitude de gros durs et de ces marins endurcis qui se faisaient tout petits d'un coup. Le fait qu'elle était du genre féminin ne surprenait guère l'homme des sables, car dans son peuple les femmes aussi apprenaient à survivre dans un environnement si aride dès leur plus jeune âge. Non, ce qui le saisit en second lieu, ce fut cet homme qui se tenait aux côtés de l'inconnue, légèrement en retrait, attaché au cou par un solide lien que tenait la fière dame.

Un esclave...

Fronçant les sourcils, Salah se retira dans un mutisme renfrogné. Si il y avait bien une chose qu'il détestait plus que tout au monde, c'était ces saletés de rats pouilleux et couards qui s'arrogeaient un droit de possession sur des êtres libres, et qui usaient de la force que la Nature, dans sa trop grande bonté, leur avait octroyés pour précipiter leurs semblables dans un sort pire que la mort. Lui qui n'avait jamais plus entendu parler de ce trafic immonde depuis le jour où il était tombé à bras raccourcis sur une petite bande de mercenaires aux portes d'un village en flammes, voilà qu'il se trouvait obligé de supporter la compagnie de l'un d'entre eux !

- Rien qui puisse vous occuper, lâcha-t-il d'une voix glaciale en soulignant le "vous". Enfin, pourvu que vous puissiez vous occuper d'autre chose que de ces répugnantes pratiques...

Nouveau en ville, il ne connaissait ni le nom du Cyria, le navire pirate, ni celui de sa capitaine. Du coin de l'oeil, il vit deux ou trois matelots rassembler précipitamment leurs affaires pour vider les lieux, mais cela ne l'inquiéta pas outre mesure ; un proverbe oriental ne disait-il pas "Quand les lâches se terrent au fond de la tente, le sage sens la tempête de sable qui se lève ?".
Si elle le cherchait trop longtemps, elle allait le trouver ; et, dans le but de lui signifier très clairement ses intentions, il posa une main sur sa longue lance d'argent en guise d'avertissement.

- Ce qui se passe ici n'est pas mon affaire, reprit-il en durcissant son ton, et si ils ne savent pas se défendre des rats les habitants de cette ville n'ont pas à se plaindre qu'il manque du grain. Mais de savoir qui j'invite à ma table est une affaire qui me concerne, et puisque votre arrivée semble avoir libérée de la place vous consentirez sûrement à trouver un lieu autre que le mien.

Le ton de sa voix était ouvertement ironique, et on sentait derrière ses paroles un profond mépris contre ceux qui n'osaient braver la présence de l'esclavagiste. Après tout, quand la population elle-même se soumettait, qui avait-il de mieux à faire ? On aide pas ceux qui ne veulent pas être aidés...
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 30 Mar - 21:17

Tranquillement, elle s'installa, prenant son temps. Elle réfléchissait aux paroles de ce jeune importun. D'où cet étranger se permettait de la remettre en place et de juger ses manières de faire? Elle ne l'avait pas offensé, elle s'était juste assis à sa table. La taverne était pour tout le monde, qu'elle se mette à cette chaise, où celle d'à côté, cela revenait au même, elle venait juste ici pour boire. Cet idiot n'allait quand même pas gâcher sa halte sur la terre ferme. Cela faisait au moins trois bon mois qu'elle n'était pas revenu en ville et dès qu'elle arrivait, elle se faisait insulter par un inconnu. Elle n'avait pas bâti cette réputation pour vivre ça. En fait, la première réaction qui lui vint, était de rire, ce qu'elle fit à gorge déployé. Quoi de plus cocasse que de se faire remettre en place par un quidam? Il avait du cran ce garçon, et elle aimait ça. Elle aimait les gens direct, ceux qui pensaient ce qu'ils disaient et qui disaient ce qu'ils pensaient. Elle le jugea du regard, pour voir d'où pouvait sortir ce sacrés numéro. Sa première impression avait bien capté l'essentiel du personnage, ses vêtements plutôt ample n'étaient pas ceux de la région ni du pays, on pouvait néanmoins distinguer une silhouette solide et bien bâtie. Son visage était plutôt séduisant, et la cicatrice qui barrait son visage ne faisait que renforcer cette allure de guerrier qu'affectionnait la sirène. Puis lorsqu'elle vit que l'inconnu avait porter la main à son arme, Xiao n'en fut que plus conquise. Tout lui plaisait dans cet homme, autant l'allure que l'attitude. Après ce rapide examen, un grand sourire satisfait naquit au coin de ses lèvres.

- Du calme marin d'eau douce! La taverne est pour tout le monde, les gars qui viennent ici se reposent et oublient leurs problèmes, alors vient pas en créer. Et d'où me juge tu? Tu n'es même pas d'ici... Et que connais tu de moi pour oser m'offenser? Et si dans, répugnantes pratique, tu entends ça... Xiao tira un grand coup sec sur la chaîne et l'esclave se leva, puis, il alla se poster à côté de sa maîtresse sans un mot. Sache que tu ne sais rien de son histoire. Imagine qu'il soit un tortionnaire et je ne fasse que venger. Dans ces paroles, il y avait une part de vérité, elle n'avait jamais, et n'attraperais jamais dans ses filets d'autres personnes que ceux du peuple de la mer. Elle considérait ces derniers comme d'horribles créatures pleine d'injustice, elle s'était faite exilée pour une broutille, elle avait le droit de se venger, non?
Elle posa ses mains sur la table, bien décidé à ne pas s'en aller de si tôt. Cet homme avait oser l'importuner, et elle avait décider de ne pas en rester là. Néanmoins, aujourd'hui elle était d'humeur joyeuse et amusée, elle ne voulait pas se battre mais d'abord discuter un peu.

Puis, elle leva le bras et claqua des doigts. Instantanément une serveuse apparu comme par magie.

Une bouteille de votre meilleure boisson, et deux verres propres.
Puis, en s'adressant à l'inconnu, On ne discute pas avec un verre vide!
Comme j'suis pas impolie, je me présente, Dragon Bleu, capitaine du Cyria. Malheureusement tu ne sembles pas connaître ma renommé...
ajout-elle en plantant ses yeux noirs dans ceux de son interlocuteur.
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Salah Al'Sami
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 30 Mar - 22:02

Alors qu'il était prêt à se battre, elle se mit soudain à éclater de rire. Perplexe, il se détendit légèrement et alla reposer sa main sur la table, en vue. Après tout, inutile de la provoquer d'avantage ; il avait dit ce qu'il avait à dire, et il n'était pas là pour déclencher une bagarre si fréquente dans ce genre d'endroits. Puis elle le jaugea d'un air narquois qui l'irrita profondément, bien qu'il ait décidé de ne pas tirer l'épée le premier. Elle avait une de ces façons de le regarder, comme si elle l'examinait, un peu à la façon des maquignons qui observent un cheval avant de l'acheter...

Visiblement elle fut satisfaite car un léger sourire plana sur ses lèvres peintes. Les paroles qu'elle lui renvoya étaient -il dût le reconnaître à contrecœur- bien plus raisonnables que les siennes. Effectivement, il était inutile de provoquer un esclandre pour si peu. Acceptant donc le fond de vérité qui, peut-être, se trouvait dans les paroles de son interlocutrice, il ne protesta pas en la voyant héler la serveuse, visiblement fermement décidée à s'installer à sa table. Toutefois, il ne cachait ni son déplaisir ni son dégoût, et il se jura d'écourter cette malencontreuse rencontre dès qu'il lui serait possible de le faire sans se confronter aux drastiques lois de la politesse orientale.

Désireux de lui rendre l'affront, il se mit lui aussi à l'examiner éhontément, passant au crible de son regard chaud comme le sable la moindre parcelle de la jeune femme qui se tenait assise devant lui. Après plus ample observation, il pouvait dès à présent rectifier son impression première : elle n'était pas vulgaire, elle était carrément aguicheuse ! Ses vêtements semblaient plus servir à suggérer qu'à cacher et son visage outrageusement maquillé prenait des expressions à en faire pâlir de fureur les meilleures courtisanes impériales. Sur tout autre personne, ce genre d'accoutrement aurait donné l'air d'une truie tombée dans un pot de peinture, mais elle possédait malheureusement en abondance les charmes dont toutes les femmes rêvaient. Sans doute les hommes d'ici devaient-ils se dévisser la tête à son passage, et les dames en blêmir de jalousie sous leurs ombrelles. Son teint bleu, loin de gâcher l'effet, lui donnait un petit air exotique et sensuel qui lui aurait probablement valu, si elle était née dans le désert, de terminer comme concubine dans le harem d'un grand chef de tribus.

* Et elle ne l'aurait pas volé... *

- Quelque puisse être votre réputation, je ne la connais pas, répondit-il du bout des lèvres une fois son inspection terminée. Comme vous l'avez constaté, je viens d'un pays suffisamment lointain pour n'avoir jamais entendu parler ni de vous, ni de votre bateau. Je pense pouvoir deviner pourquoi vous vous nommez Dragon Bleu, ajouta-t-il avec ironie en posant un regard éloquent sur la peau de la demoiselle, bien que je n'ai jamais croisé de créature qui vous soit semblable. Mon nom est Salah Al'Sami, vagabond du désert. Je n'ai ni titre, ni rang à y ajouter...

Une certaine nuance de fierté flottait dans ses derniers mots, bien qu'ils ne fussent pas tout à fait exact. Il avait été un noble de haut rang, autrefois, un Prince dans sa tribus, mais cela appartenait à un passé si lointain que lui-même n'en gardait que des échos futiles et vagues, comme les murmures d'un souvenir lointain. Qu'importait après tout, qu'il ait été prince ou mendiant ? La beauté cruelle du Désert n'y voyait aucune différence, et c'était bien mieux comme ça...

- Ne le laisserez-vous pas boire avec nous ? Poursuivit Salah en désignant l'esclave d'un geste orgueilleux du menton, poursuivit par le désir de titiller encore un peu le caractère de l'ardente damoiselle. Quelque ait été son crime, nul ne saurait lui refuser à boire après avoir passé la journée à sillonner l'Océan...
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 30 Mar - 23:42

Salah Al'Sami...

La capitaine mémorisa le nom que lui avait donné cet homme. Elle le répétait dans sa tête, faisant rouler les consonances, accentuant parfois les voyelles, mâchant les consonnes, elle s'amusait intérieurement avec ce prénom aux mélodies du désert. Ainsi, elle avait bien vu juste et elle avait devant elle un bédouin, un de ces hommes qui venait du domaine sauvage, de ces contrées hostiles en en partie inexplorées. L'endroit maudit au fut exilé Zann. Il n'y avait là bas que des guerrier, le climat et la vie devant être plutôt dure et inhospitalière.

- Pourtant... ce Al au milieu de ton prénom fais penser à quelque chose de noble... dit-elle songeuse.

Puis, elle fit interrompu dans sa méditation par la serveuse qui arrivais avec une bouteille d'hydromel et deux récipients qu'elle disposa sur là table. Puis, elle servit et s'effaça instantanément tel une présence fantomatique. Voyant qu'ils ne semblait pas se déclencher de bagarre, les autres clients alentours avaient repris leurs activités habituelles, et le brouhaha incessant reprit instantanément, comme si rien ne s'était passé.
Puis, alors que Xiao allait un trinquer avec son interlocuteur, il lui remarqua que son esclave devait se joindre à eux. Le sang de la pirate ne fit qu'un tour et ses joues s'empourprèrent de colère. Il avait oser lui proposer un verre. Il avait oser les mettre au même rang. Elle vivante, jamais son esclave ne mangerait ni ne broierait à la même table. Pendant une seconde elle voulut dégainer ses cimeterres et lui trancher la gorge. Mais, la raison fut plus forte, et Xiao contient sa colère. Tandis que que ces mains serraient son verre pour contenir sa fureur, sa tête réfléchissait et calmait son instinct. Il n'était pas d'ici, il ne pouvait donc pas savoir l'affront qu'il venait de faire. Et puis, il ne s'était pas directement adresser à l'esclave, au moins...

Elle lui répondit d'un ton de glace:
Non, et jamais cela ne se fera.

Puis, elle avala son verre d'un traie et se resservi. La prochaine fois, elle ne serait pas si clémente. Elle était juste de bonne humeur, il ne fallait pas trop la poussée à bout. Surtout qu'ici, elle avait son équipage pour la soutenir. Alors, l'attaquer, lui porter offense, ou si jamais cela arrivait, la tuer, cela rimait à se retrouver avec tous les forbans de l'océan à ses trousses.

A cet instant, un marin arriva dans la taverne et chercha une seconde son capitaine dans la salle, puis, après un rapide coup d'œil il la vit et s'approcha d'elle. C'était Sainte-Barbe, un vieux loup de mer. Il n'était pas très utile aux tâche quand il s'agissait de force physique, mais Xiao le gardait quand même. C'est lui qui servait d'intermédiaire pour négocier le prix de la vente des marchandises, il était tellement avare que Xiao lui faisait totalement confiance sur les prix. Et puis, il était aussi la mémoire du navire, il connaissait toutes les légendes des mers, et c'est lui qui s'occupait de l'apprentissage des mousses. Il avait gagné ce surnom de "Sainte-Barbe" à cause de son crâne chauve, et de sa barbe blanche qui lui descendait jusqu'aux pieds. On aurait cru que ces cheveux avait poussés à l'envers tellement elle était longue!
Il s'approcha lentement en tirant sur ces poils, puis, voyant que son capitaine n'avait pas encore abusé de la bouteille lui fit juste le rapport des négociation.

"On en a eu pour six milles pièces d'or. Je crois qu'on a de quoi faire le voyage pour la remontée du fleuve avec ça. Le bateau est prête à appareiller, on part quand vous souhaitez cap'taine!" dit le vieux de sa voix éraillé. Puis, il partit sans demander son reste.
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Salah Al'Sami
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Mar 31 Mar - 18:41

Salah, un instant déconcerté par la réaction si violente de la pirate, ne tarda guère à comprendre que ses paroles avaient dû constituer pour elle une offense des plus graves. Elle se contint finalement, mais sa voix était devenue notablement plus froide, et il se demanda en quel honneur elle avait bien pu décider de ne pas relever l'injure. Considérant sa qualité d'étranger, elle avait probablement mis son impolitesse sur le compte de l'ignorance (ce qui était vrai). Mais, tout de même, quel étrange peuple où certains hommes en possédaient d'autres, et où des gens étaient traités comme des êtres si inférieurs qu'ils ne pouvaient même s'asseoir à la même table que les êtres "normaux" ?

Mais bon, étranger n'est point celui qui se prête aux coutumes, et cela ne valait sans doute pas la peine de sortir son sabre pour une histoire qui ne le concernait pas. Peut-être cette créature avait-elle des bonnes raisons d'enchaîner ainsi son congénère ; et bien que cela constituât aux yeux de Salah un crime odieux, il s'estimait mal placé pour juger des erreurs des autres, pas après la faute qu'il avait lui-même commise.

Silencieux lors de l'interruption, il nota avec un certain dédain les paroles du vieux boucanier. Peut-être la marchandise était-elle honnête, peut-être était-ce de la contrebande, ou du butin provenant de pillages et de rapine, ou même d'un commerce odieux de chair humaine ; mais cela n'était en rien son affaire, et par discrétion purement orientale il fit semblant de ne pas avoir entendu l'échange des deux flibustiers.

- Peu importe à quoi ce Al peut bien se référer, répondit-il avec calme en revenant à leur ancienne conversation. Cela n'est pas mon nom véritable, mais un nom d'errance que je me suis choisi. Salah signifie "droit" - dans le sens de vertueux - et Sami est le mot oriental pour "noble". Un peu comme votre nom de Dragon Bleu, en somme...

Peut-être allait-il se retrouver enfin délivré de la présence de cette esclavagiste, en fin de compte. Visiblement son équipage était prêt, et elle n'avait plus qu'à mettre les voiles, ce que Salah espérait prompt et sans retard. Ainsi, il n'aurait plus à supporter la vision de cette misérable créature enchaînée et de sa tumultueuse maîtresse...

[excuse pour la brièveté, j'attends l'arrivée de Léviathan pour commencer la baston ^^]
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Mer 1 Avr - 3:48

La plus grande et la plus importante ville portuaire de tout Aldan, voir même de tout Almaran (du moins, c’est ce dont se targuaient ses habitants) : Hyssël’Jan la magnifique ! Il y a bien longtemps que le sir Answin’Or n’y avait pas mis les pieds, et pour cause, il ne faisait pas très bon pour lui de se promener en terres ennemies…
Le souvenir qu’il avait gardé de ce lieu était bien moins glorieux. En temps de guerre et d’occupation, les soldats des Sept Tyrans patrouillaient partout dans le port, et les bateaux amarrés au quais ressemblaient plus à des épaves qu’à des navires dignes de ce nom. Des entrepôts dont il ne restaient qu’un tas de ruines croulantes et fumantes… Sans parler des étales des poissonniers quasiment vides, et de l’odeur des cadavres humains épars sur le sol recouvrant presque celle de la marée.
Désormais, les grande rues et les docks paraissaient bien différentes : De toutes parts fourmillaient promeneurs désœuvrés, marchands criards, ou marins afférés. Le soleil dardait ses rayons brûlants sur les marchandises venues du fond des mers, ou de par delà les océans. Sous ces vives radiations lumineuses, perles et pierreries scintillantes, ou soyeuses étoffes d’un autre monde, étincelaient de tous leurs flamboyants éclats, et les produits de la pêche cuisaient répandant ainsi leur spécifique arôme de poisson pas frais qui venait se mêler à celui des épices exotiques. Tout cela lui paraissait bien…vivant.
Depuis son interminable exil dans le domaine sauvage, il avait perdu l’habitude des espaces peuplés, et ne supportait plus le bruit et l’agitation de ses masses humanoïdes.
Toute cette vie l’agaçait, le narguait, lui rappelant que lui ne serait jamais plus aussi vivant, et par dessus tout, elle lui remémorait son ancienne défaite. Là où jadis la mort avait régné, la vie avait repris de plus belle. Semblable à une mauvaise herbe que l’on aurait fauché et qui aurait poussé derechef, plus drue encore.

Bousculant violemment les quelques quidams qui avaient le malheur de se trouver sur son chemin, le sinistre homme de main marchait à grand pas vers … bonne question… vers où exactement ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il s’était rendu au port pour une sorte de mission de reconnaissance ; le quatrième âge allant débuter, et les villes portuaires constituant généralement des points stratégiques lors des conflits, cela tombait sous le sens. De plus, dans ce genre d’endroit, il n’était pas rare de trouver des voyageurs, bandits, ou autres fripouilles et mercenaires susceptibles de se rattacher à leur cause moyennent quelques arrangements… Il faut dire que dans toute l’histoire d’Almaran’Daëlin, l’armée de Zann n’avait jamais vraiment possédé de flotte guerrière à proprement parler. Ainsi faire la connaissances de quelques pirates ou corsaires n’aurait pas été tout à fait dépourvu d’intérêt.

Cependant, les effets du rayonnements de l’astre solaire ne se limitant pas à gâter la marchandise seule, le nécromant commençait lui aussi à en pâtire. En effet, son lourd manteau de voyage ainsi que ces vêtements noirs n’étaient pas très indiqués pour une promenade en plein cagnard. Aussi il décida de faire une halte dans l’établissement le plus proche afin de se rafraîchir un peu et de souffler quelques instants avant de s’acquitter de sa mission. Il se trouva, par le plus grand des hasards, que l’établissement le plus proche fut une taverne !
Comme sa seigneurie Eldrakyn n’était pas derrière lui pour le réprimander, il pénétra aussitôt dans ce lieu sordide pour se diriger vers le bar.

« Hum… Je constate que l’hygiène des godets laisse à désirer ici. Versez moi ce que vous avez de plus fort pour désinfecter tout ça ! »

La serveuse s’exécuta. Une fois servi, l’homme se mit à l’aise, se défaisant de son manteau et de sa veste. Il jeta un bref regard autours de lui, sans vraiment prêter une réelle attention aux personnes présentes dans la pièce.
Plongé dans ses pensées, il commença à réfléchir sur sa situation, et récapituler tout les événements qui s’étaient déroulés depuis sa rencontre avec l’héritier de Zann, son nouveau maître. Seulement, il ne parvenait pas a mettre de l’ordre dans ses idées…
Deux étranges personnages parlaient trop fort. Peu lui importait que leur conversation soit intéressante ou non, il ne les l’écoutait pas, mais malgré ses efforts de concentration il n’entendait qu’eux !
Il héla de nouveau la serveuse qui réapparut.
« Auriez-vous l’extrême obligeance, mademoiselle, de m’apporter une bouteille de votre tord-boyaux ? »
Mais avant que la femme n’ai pu faire un pas, une main l’empoigna brusquement au poignet et la voix menaçante et forte de l’homme retenti dans toute la salle.
« Attends ! Je n’ai pas fini… Tu diras aussi à ces hystériques qu’ils baissent d’un ton s’ils ne veulent pas avoir une raison valable de brailler. »
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Jeu 2 Avr - 23:41

Machinalement, Xiao tripotait le bout de son collier en forme de griffe dragon, jouant avec la turquoise du bout des doigts. Elle réfléchissait aux dernières parole de Salah le droit, puisse tel était son nom. Son nom à elle, elle l'avait décroché au fil de son épée et de son caractère, alors si lui même avait reçu par le même procédé, cela dévoilait de nombreuses choses sur son caractère. Droit et noble. En somme elle n'avait pas eu totalement tord quand elle avait dit qu'il était un peu noble. Elle même était noble. Non, pas noble, riche. Il ne fallait pas se tromper. Quoique, dans la piraterie, elle était une capitaine réputée et doué, cela pouvait peut être se comparer au titre de noble? Non. Elle n'était pas ce type de bourgeois idiots qui s'enrichissait en tuant au travail leurs domestiques et leurs serfs. Elle était libre, son équipage était libre, ils voguaient sur la mer, lieu synonyme de liberté. Enfin, la surface l'était, pas le dessous...

La pirate se servit et le vida aussi vite que les précédents. Puis, un autre verre s'ajouta encore, et un autre encore. Elle but en une longue gorgée. Elle aimait sentir le liquide lui descendre le long de l'œsophage, lui réchauffer les entrailles. Elle avait besoin de ça pour vivre sur la terre. Ce liquide, qui avait un pouvoir si intense sur elle. C'était comme une espèce d'attraction, sans lui, elle se sentait perdu sur le sol, déboussolée, bien qu'elle ne le laissait pas paraitre. Mais au plus profond de son être elle sentait bien le malaise, la Terre n'était pas son élément, il lui fallait alors un liquide pour rétablir le tout. Xiao leva le verre devant ses yeux et inspecta le récipient, transparent, propre, et le liquide, carmin, chaud comme le sang, mouvant.

Puis, elle reporta son regarde sur l'homme du désert. Il était vraiment gêné par la présence de l'esclave, il ne cessait de le regardait du coin de l'œil. Mais elle s'en fichait. Il pouvait penser toutes les horreurs qu'il voulait sur elle, il n'avait pas vécu sa vie pour pouvoir juger. Et puis elle était habitué aux regards négatifs et accusateur qu'on lui lançait souvent. Au début, elle s'était énervé, elle avait remis quiconque avait osé la regarder de travers, mais maintenant, elle laissait passer. Peut être à cause de la vieillesse...

L'alcool commençait à faire ressentir les premiers effet, et Xiao avait la tête qui tournait légèrement. Mais rien de très gênant. Néanmoins cela ne lui avait pas permis d'entendre l'arrivée du nouveau venu. C'est seulement lorsqu'elle entendit les critique sur les lieux et la propreté du couvert qu'elle tiqua. Étant un peu éméché, son côté agressif prenait petit à petit le dessus. Elle se leva, pour aller discuter avec cet autre inconnu. Que de rencontre en une journée! Mais soudain, elle s'arrêta net. Elle n'avait pas rêver... Cet homme avait oser lui porter outrage!

Xiao dégaina ses deux cimeterres et se campa devant l'homme. Elle planta ses yeux noirs dans ceux de son interlocuteur.

"Et dites à cet importun de se taire si il ne veux pas se retrouver sans sa petite langue"
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Salah Al'Sami
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Dim 5 Avr - 20:57

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le nouvel arrivant avait l'art de se faire des amis... En effet, sitôt assis, il avait commencé à vitupérer contre ses deux voisins, "gêné" comme il le prétendait par leur présence et leur bavardage. Salah, qui ne goûtait ni à l'insolence ni à la plaisanterie (et les propos de l'homme paraissaient plus tenir du premier que du deuxième), ne tarda pas à sentir la moutarde lui monter au nez. Un étranger qui se permettait de se moquer de lui, et avec un tel aplomb, en plus ! Déjà qu'il supportait avec difficulté la présence de l'autre folle esclavagiste...

Ladite folle ne tarda pas à faire des vagues, d'ailleurs. Sans doute était-elle encore plus prompte que lui à la colère, car à peine le vin lui eût-il permit d'entendre les propos du guerrier qu'elle était déjà debout, à l'invectiver de plus belle. Et dire que quelques instants plus tôt, elle appelait Salah au calme et à la mesure ! L'après-midi semblait voué à se terminer en bagarre, volontaire ou non, et Salah décida que, cette fois, il y prendrait sa part. Personne n'osait le menacer ou l'insulter, pas sans qu'il ne demande réparation de sa lame, en tout cas.

Abandonnant sa posture tranquille, il se leva dans un bruissement de tissus. Un pan de son large habit de bédouin vint renverser un verre, inondant la table de vin, mais il n'y prit pas garde et, sa main crispée autour de la poignée de sa lance d'argent, il se posta à côté de la pirate toute griffes dehors, ses prunelles d'or indignées réclamant du sang versé pour l'outrage qui venait d'être commis. Dans son pays, on insultait pas l'honneur d'un homme sans se compromettre gravement ; et ce guerrier à la langue fourchue comprendrait assez tôt que l'homme des sables se battrait jusqu'à la capitulation, préférant la mort à un honneur souillé.

- Vous êtes un imbécile, déclara-t-il en haussant brusquement la voix. Sans doutes êtes-vous étranger des coutumes de mon pays. Dans ce cas, et vu votre ignorance, je consent à vous laisser une chance de réparer votre erreur : retirer immédiatement votre injure et quittez les lieux, ou c'est avec votre sang que je laverait mon honneur...

Difficile d'être plus clair. Pourtant, ce n'était pas la première fois que Salah se trouvait dans ce genre de situation, et jamais l'un des hommes qui l'avaient insultés n'avaient cédés devant lui. Par bravoure sûrement, ils refusaient de prendre en considération ses avertissements ; et pour cette raison, l'errant finissait invariablement par quitter la ville, poursuivit par les autorités...
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 6 Avr - 2:39

L’« hystérique » se tenait droite devant lui, deux cimeterres aux poings.
Il prit le temps de la détailler. C’était une femme à la peau bleue, aux lèvres rouge et au regard noir. À ce regard dans lequel on pouvait lire détermination, assurance, mais aussi (à ce moment précis) de la colère, il aurait gagé que c’était une femme de caractère. Rien avoir avec les ribaudes aguicheuses qui officiaient dans les tavernes miteuses du port ; ou encore avec ces femmes de marins, soumises, effacées, qui passaient leurs vies dans l’attente et l’espérance du retour de leurs maris… Non, elle c’était une femme à poigne !

Un autre détail le conforta dans son impression : Dès l’instant où cette inconnue s’était levée, avait pris les armes et prononcé quelques paroles, un silence absolu s’était créer autours d’eux. Les clients, qui pourtant devaient être (pour la plupart) des matelots bagarreurs habitués à ce genre d’altercation, avaient tous tournés vers elle leurs regards inquiets. Leur comportement laissait donc à penser que cette dame s’était fait une sacrée réputation.
De plus, elle était vêtu à la manière de ces forbans qui sillonnaient les eaux du grand océan oriental ; En restant toutefois très féminine, comme le montraient ses gracieuses formes mises en valeur par son décolleté plongeant, dans lequel les yeux de Léviathan s’attardèrent un court instant.

« Vous êtes un imbécile » // c’est celui qui dit qui l’est ! :p //

Léviathan détourna son regard des charmants appâts de la femme aux allures de flibustier, pour le diriger vers le deuxième énergumène qui venait juste de les rejoindre.
*Et vous, un homme mort…* songea Léviathan en affectant un air qui traduisait que trop bien sa pensée du moment.

« Sans doutes êtes-vous étranger des coutumes de mon pays. Dans ce cas, et vu votre ignorance, je consent à vous laisser une chance de réparer votre erreur : retirer immédiatement votre injure et quittez les lieux, ou c'est avec votre sang que je laverait mon honneur... »

Bien qu’il ne se sentait pas particulièrement d’une humeur belliqueuse (du moins pas plus qu’à l’ordinaire), Léviathan n’était pas du genre à décliner une invitation au combat… Au contraire, notre homme était plutôt du genre querelleur. Aussitôt, une étincelle s’alluma dans ses iris rouge sang, et un sourire cruel se dessina sur son visage. Tous prétextes étaient bons pour se battre, et tuer par la même occasion.

« Et bien… J’ignore ce que disent les coutumes de votre pays, mais je peux vous certifier que pour ce qui est de « laver l’honneur dans le sang », elles sont semblables aux miennes. Aussi, je les respecterais avec plaisir ! »

Impassible, il plongea sa main dans les plis du manteau posé près de lui, puis en tira une paire de gants en cuir. Il les passa ensuite délicatement à ses mains, et saisit la rapière qu’il laissait pendre à son côté gauche.
*Une lance et deux cimeterres… deux adversaires, mais trois armes…*
Bien qu’un de ses opposants (ou plutôt « qu’une », car il s’agissait de la femme) semblait s’être un peu grisée du bon hydromel d’Aldan, Léviathan jugea qu’il était tout de même préférable d’éviter de se battre contre les deux à la fois. Il demeurait évident qu’il le ferait si il n’avait pas le choix, mais il voulait avant tout voir jusqu’à quel point la question de « l’honneur » comptait chez ce fier étranger aux yeux ambrés.

« Puis-je vous demander ce que disent vos coutumes à propos des gens qui, lors d’un « duel » d’honneur, se battent à deux contre un ? Là d’où je viens, elles les qualifient de lâches ou de vils couards… Et vous ? »
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Mer 8 Avr - 1:59

Les deux cimeterres aux poings, la capitaine regarda la réaction de l'homme du désert. Elle ne fut pas surprise de ladite réaction, ces hommes étaient connus pour leurs droiture et leurs honneur, on disait qu'ils pouvaient en mourir, elle en avait maintenant un exemple en chair et en os devant les yeux. Et apparemment, le peuple du désert n'était pas le seul à ce soucier de son honneur, l'homme qui avait oser proférer les menaces aussi. Ils étaient donc servis. A croire que la seule choses qui préoccupait les hommes à cette époque était leur honneur... Mais où allait le monde?
Mais tout cela était compréhensible. A cause du climat de terreur que fit régner les sept descendant de Zann, la population se faisait malmené. Elle ne reconnaissait plus la figure emblématique de son pays et ne s'y retrouvait plus. Et puis, les raids, taxes et pillages par l'armée de Zann avait engendré une atmosphère de crainte, où la loi du plus fort régnait. Ainsi, les gens se sont séparer les uns des autres pour tenter de protéger ses maigres possessions. Diviser pour mieux régner.... Les hommes perdant la foi en leur roi, dure se retrouver dans autre chose, c'est à dire, la seule chose qui leur restait, leur honneur... Et la pirate n'échappait pas à cette tendance...

Xiao hocha la tête. Elle était d'accord avec les paroles de l'homme. Il avait beau être malpoli, il n'était pas fou, il ne cherchait pas à avoir deux combattants en, même temps sur le dos.

"Je... je te laisse l'honneur d'engager le combat..." articula t-elle avec difficulté, les effets de l'alcool étant en train d'agir.

Puis, elle s'affala sur un siège prêt d'elle pour observer ce spectacle. Elle aimait beaucoup les bagarres, et encore plus dans les tavernes! Une boutelle coincé entre les jambes et un verre dans la main, les yeux pétillait de bonheur en regardait le duel qui allait commencé entre les deux combattants.
Néanmoins si jamais Salah Al'Sami se trouvait en mauvaise posture ce serait à elle de reprendre le flambeau. De toute manière, elle ne s'en faisait pas pour ça. Elle se sentait sous la coupe d'une bonne étoile aujourd'hui...
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Sam 30 Mai - 17:54

"Je... je te laisse l'honneur d'engager le combat..."

La femme pirate avait invité son compagnon à commencer, avant de s’installer confortablement en attendant le début de l’assaut. L’homme reçut les paroles de sa camarade avec une froide indifférence, comme si peu lui importait lequel d’entre eux eut commencé de combattre. De par ses amples vêtements d’étoffes légères et son air de droiture implacable, il avait l’apparence d’un de ces guerriers des arides terres sablonneuses.


« Bien bien… Quand il s’agit de mourir en premier, on ne dit pas honneur aux dames. Aussi ne serait-ce que par courtoisie, j’accepte votre choix. »

Répondit Léviathan qui, sans attendre la réponse de celui qui avait été désigné comme son nouvel adversaire, salua l’étranger et se mit en garde.
Les marins et autre clients de la taverne semblèrent se rassurer un peu du fait que la femme ne prenait pas part au combat. Du moins pour le moment… Un cercle se forma donc autours des deux opposants, et des paris commencèrent à se former sur l’issu de la bagarre, remuant toute cette foule d’agités avides de sang et de spectacle. L’ambiance était décidément bien différente de celle qui avait empli l’auberge du Renard argenté, le soir où éclata la bataille qui avait laissé au bretteur une cuisante blessure ainsi que de nombreux ennemis. Ici, au contraire, on sentait que la clientèle était une habituée des rixes. Pour peu l’on se serait presque cru dans une arène.
Les deux hommes s’observèrent un moment. L’oriental abordait un air grave, montrant un sang-froid que rien ne semblait pouvoir ébranler, et prouvant à quel point la question de l’honneur lui tenait à cœur. Le chevalier, au contraire, affichait un sourire insolent alliant provocation, désinvolture et assurance.

Une lance… Il ne s’agissait pas de parer les coups mais plutôt de les esquiver. Se montrer plus vif et plus habile que son adversaire, et pas forcement plus fort. Cependant la chose fut moins aisé que Léviathan ne l’avait espéré, car rivaliser de vitesse et d'adresse avec cet homme du désert se révélait du prodige. Souple, véloce et agile, il avait affaire à un véritable acrobate : Faisant des bonds de félins, pliant sont corps à sa guise, et exécutant des parades-ripostes avec une telle vitesse que l’elfe des sables semblait presque entrevoir par avance les coups portés par son ennemi. Aussi Léviathan se félicita de ne pas avoir eu le temps de satisfaire son vice. S’il eut vidée la bouteille d’eau de vie qu’il avait commandé, sans doute aurait-il déjà été transpercé par la javeline de cet étranger, car plus que jamais, il avait grandement besoin de tout ses réflexes.
Cependant de bons réflexes ne pouvaient être suffisants, car notre bretteur, aussi doué qu’il fut, ce retrouvait face à deux forts handicaps : D’une part les prouesses physiques qu’accomplissait son opposant le dépassait ; puis autre problème non moins négligeable… et même un problème de taille si j’ose dire… la dimension des armes ! La rapière que possédait Léviathan, arme d’estoc par excellence, se caractérisait par sa forme élancée. Une lame longue et pointue qui perce à une distance respectable, ayant l’avantage sur les glaives et autres épées courte, ne pouvait néanmoins en aucun cas rivaliser face à une lance ! Il va de soi que l’escrimeur était considérablement désavantagé, mais sa folie était telle que jamais notre homme eut renoncé au combat.

Le sir Answin’or fatiguait, tombait, roulait à terre esquivant avec peine les assauts incessants de ce gymnaste lancier, puis se relevait tentant quelques vaines estocades. Les évènements tournèrent de telle sorte que le bretteur, lâchant son arme, se jeta sur le côté, heurtant une table, pour éviter de justesse un coup de pique. Coup qui aurait pu lui être fatal tant qu’il était porté avec violence et précision, mais qui frappa néanmoins le pauvre meuble non loin de la cible. Toutefois la lance demeura fichée dans le bois du mobilier.
Vif comme la foudre, profitant de l’instant où son adversaire extirpait l’arme, l’autre duelliste attrapa la bouteille d’alcool fort qu’il avait laissée sur la table, et vivement la cassa à la tête du coriace oriental lequel, les yeux brûlés par la liqueur et un peu sonner par le choc, chancela. L’épéiste, lui donnant un coup de poing de toutes ses forces, acheva de le déséquilibrer, et le noble combattant du désert s’effondra sur le sol crasseux. Léviathan se ressaisit de sa lame fidèle et s’approcha vivement de l’homme à terre, impatient de pouvoir enfiler quelques bons pouces d’acier au travers de ce corps naguère aussi insaisissable qu’un esprit des airs virevoltant dans les cieux et à présent aussi vulnérable qu’un vulgaire asticot gesticulant dans la poussière. Ayant recouvré sont insupportable sourire arrogant,
le chevalier leva sont arme au dessus du cœur de l’infortuné, pointe dirigée vers sa cible.

« Adieu… et mes compliments pour votre honneur, qui contrairement à vous a su rester intacte ! »
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Xiao Lya-Ming
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Dim 14 Juin - 21:06

Amusée, un sourire en coin, la pirate observait la joute qui se déroulait sous ses yeux. Et au rythme du combat, le niveau de la bouteille coincé entre ses jambes diminuait petit à petit. Bientôt, tous les clients encore en état de se tenir debout avaient formé un cercle autour des combattants, les encourageants ou lançant des quolibets selon leurs préférence, mais tous avaient néanmoins un œil attentif sur Xiao Lya-Ming, surveillant sa réaction, car personne ici ne voulait s'interposer à cette capitaine des plus populaire.

Cette dernière contemplait le combat, impressionnée par l'habileté du guerrier du désert à manier la lance. Cette arme qu'elle aurait jugé à première vu impossible à manier de part sa grandeur, se mouvait comme un serpent entre les mains du bédouin, cette impression, compenser par les pirouettes que faisait l'homme compensait le manque de souplesse de l'arme par celle de son corps. A l'opposée, la lame fine et solide du bretteur s'agitait dans tous les sens pour parer les coups de cette pique. Le pauvre était nettement désavantager par la longueur de l'arme de son adversaire, à chaque coup il devait s'approcher sans se faire embrocher! Quel duel fascinant! Ici prenait tout le sens de la science des armes et du combat, savoir improviser face à une arme inconnu, savoir déceler la faille de l'ennemi, de son type d'arme, surpasser ces capacité, rivalisé en inventivité et en surprise dans ces attaques... Le combat, contre toutes attentes, n'est pas une chose de rustre, enfin... tout dépend qui sont les adversaires... car une bagarre de taverne où l'on voie les tabourets voler, les bouteilles voler en éclats et les poings et les bras s'ébattre dans tous les sens, les lettres de noblesses du combats sont tout de suite effacer. Quoique... vous trouverez toujours quelqu'un pour vous dire que le combat de taverne est aussi tout un art!

«Adieu… et mes compliments pour votre honneur, qui contrairement à vous a su rester intacte !»


A ces mots, Xiao sortit de sa torpeur. Il était temps d'agir! Malgré les effets de l'alcool qu'elle arrivait plutôt bien à supporter, elle se leva d'un bond et dégaina les deux cimeterres de son dos. Aussitôt, la salle entière se tue. Personne ne bougeait et tous regardaient, le souffle coupé, la réaction de la pirate. En s'élançant, elle traversa les quelques mètres qui la séparait des duellistes, et au dernier moment, avant que le bretteur n'achève le bédouin, elle arrêta sa lame d'un coup de sabre.

"M'aurais tu oublié, combattant? Nous sommes deux que je sache, ton combat n'est pas encore fini!"

En même temps qu'elle repoussait la lame de l'épéiste, elle s'interposa entre lui et le corps de l'homme des sables. Puis, d'un geste, elle ordonna à son esclave de s'occuper de lui.
Enfin, revenant à son adversaire, elle le pointa d'un sabre, pendant que l'autre se mettait en position de combat.

"Aurais tu peur de te défier à moi, étranger?"
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Salah Al'Sami
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Mar 16 Juin - 0:33

[Désolé pour le long retard, vous avez bien fait de reprendre le RP !]

Sitôt le combat engagé, Salah comprit qu'il était en face d'un adversaire comme il n'en avait jamais affronté jusqu'à présent. Il s'était beaucoup battu, avec des bandits et des contrebandiers la plupart du temps, mais aucun n'avait véritablement constitué d'adversaire sérieux. Le genre d'hommes qui traînaient dans les souks du désert étaient des durs à cuire, quoique très rarement instruits d'une vraie science du combat. En cela, cet homme était différent.

C'était un excellent bretteur. D'où qu'il vienne, il avait eu des professeurs dans sa jeunesse, et des bons. Malgré ses attaques, ses ripostes et ses enchaînements, Salah ne parvenait pas à l'atteindre et bien qu'il puisse donner l'impression qu'il dominait le combat, il se sentait pour la première fois incapable de blesser seulement son ennemi.

Cependant, il avait deux atouts en main : l'autre était de constitution plus forte et plus robuste que lui, ce qui impliquait aussi plus lourde ; en apparence, cela pouvait jouer en sa faveur mais en réalité, Salah savait ce que cette différence de poids impliquait : il était plus lent. Second avantage, sa lance. La taille de son arme lui permettait d'attaquer rapidement tout en se tenant lui-même hors de portée de la terrible rapière et, ainsi, il était sûr de l'emporter puisque l'autre ne pouvait s'approcher suffisamment pour lui causer une quelconque blessure. Son adversaire se bornait donc à fuir, à esquiver les coups de la terrible lance, jusqu'à ce que Salah ne se rendre compte de son erreur.

Après réflexion, il se trouva incapable de dire si tout cela n'avait été que le fruit d'un malheureux hasard ou si l'autre l'avait fait exprès. En tout cas, son arme se ficha profondément dans une table en bois et le temps qu'il ne la dégage, son adversaire était déjà sur lui. La bouteille qui lui servait d'arme improvisée s'abattit avec force sur son crâne et l'elfe chancela. Pour finir, un coup de poing asséné avec la force d'un boeuf le fit rouler au sol, pratiquement inconscient. Alors qu'il écarquillait ses yeux d'or, tentant de discerner quelque chose à travers l'image floue qui obscurcissait son champs de vision, il se rendit compte que l'autre avait repris son épée et qu'il s'apprêtait à la lui planter dans le corps.

* Alors... C'est comme ça que je dois finir... ? *

Il avait du mal à réfléchir clairement. Après tout, il avait été vaincu en combat loyal ; il était normal qu'il meure, et il ne voyait aucun inconvénient à ça. En revanche, ce qui se passa ensuite, il n'allait pas tarder à le regretter.

* Mais... Que... ? *


La pirate au corps bleu venait d'arrêter le coup, défiant à son tour le chevalier en combat singulier. Elle l'avait empêché d'en finir avec son adversaire et elle avait même poussé l'obligeance à ordonner à son esclave de s'occuper du guerrier hors course. Pourquoi donc se montrait-elle soudain si prévenante ?

* Non ! *

Fou de rage, il tenta de se lever mais ses efforts furent brusquement coupés par l'arrivée de l'esclave qui se hâta de le tirer à l'abri. Elle s'était porté à son secours, elle, celle qu'il méprisait plus que tout au monde. Pire, elle lui avait sauvé la vie ! Une dette telle qu'il aurait le plus grand mal à la rembourser...

Pendant ses quelques secondes qu'il était encore conscient, il crut la voir croiser violemment le fer avec l'homme à la rapière. Mais, rapidement, sa vision se brouilla et il sombra dans de plus profondes ténèbres.
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Léviathan
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Jeu 2 Juil - 3:25

"Aurais tu peur de te défier à moi, étranger?"

Léviathan toisa celle qui venait de s’interposer entre lui et celui qui aurait du venir compléter sa belle collection de cadavres.exposée aux Catacombes du château de Zann, ouvert 24h/24 tous les jours de la semaine, excepté les mardis et jours fériés, entrée libre pour les zombis de – 118 ans et tarif réduit pour étudiants en nécromancie
« Peur ? _l’homme eu un rire à mis chemin entre l’amusement et le mépris_
Ou bien vous ne savez pas à qui vous vous adressez, ou bien la boisson vous est vraiment monté à la tête. À moins que ce ne soit les deux… »

Une lueur de défi s’alluma dans le regard de l’homme et sembla aussitôt trouver son reflet exacte dans les yeux de son adversaire.
Deux armes… là encore il ne partait pas avec un avantage. Cependant, le fait que son ennemie soit légèrement éméchée aurait due rétablir les chances qu’il avait de l’emporter sur elle.
Nous avons bien dit « aurait due »…
Criarde et métallique, seule la terrible plainte des fers que l’on croise déchira bientôt le silence d’or que la crainte avait instauré.
Le sieur Answin’Or ne pouvait parer un coup à l’aide de sa lame sans risquer de se recevoir le suivant que lui portait son opposante avec sa deuxième arme. Une dague n’aurait pas été de trop dans l’équipement de l’escrimeur, et il y songerait sérieusement pour la prochaine fois. Si toutefois « prochaine fois » il y avait…
Essoufflé par son précèdent assaut contre l’acrobate, Léviathan éprouvait quelques difficultés face à cette combattante qui d’une lame paraît ses attaques et bloquait sa rapière, pour riposter aussitôt avec l’autre.

Le tranchant d’un cimeterre effleura son bras, arrachant un lambeau de sa chemise, et il évita le second, qui lui passa à quelques centimètre au dessus de la tête, en plongeant vers le sol. L’homme en profita pour faire un croc-en-jambe à son adversaire (dont l’équilibre avait été amoindri par la consommation d’alcool), l’entraînant ainsi avec lui dans sa chute. Il parvint même à faire voler l’un des sabres d’une main de la combattante. Le duel se transforma presque en une lutte acharnée au sol, ou chacun tentait de désarmer l’autre par sa seul force physique.
Enfin la farouche guerrière des océans saisit l’épaule droite du bretteur pour lui placé son cimeterre sous la gorge, celui-ci sera les dents et contra la menace en plaçant sa lame juste à temps entre son cou et le fer de son assaillante. Afin de se dégager, il fit un brusque mouvement mettant en action l’articulation abîmée et poussa un cri de souffrance. Il avait senti dans son dos, un atroce tiraillement à l’endroit de sa plaie encore mal cicatrisée. Soudain il réalisa qu’il avait très chaud et fut saisi d’un léger étourdissement, due sans doute à sa trop grande lassitude. Il reçut un choc près de sa nuque puis s’effondra sur le pavement, tandis que le sang lui battait les tempes, et qu’il sentait sa chemise lui coller dans le dos à l’endroit de sa meurtrissure. Son opposante lui avait asséné un coup avec la garde du cimeterre qui lui restait et d’un bond s’était ressaisi de sa lame jumelle, puis s’apprêtait désormais à riposter, de pied ferme, à une nouvel tentative de l’autre coriace duelliste.
Mais ce dernier ne se releva pas…Terrassé par la fatigue et la douleur de son ancienne blessure, l’arrogant chevalier demeurait à terre. La combattante bleue le pointa de l’une de ses armes, comme pour le tenir en respect, lui signifiant ainsi que le duel avait touché à sa fin.
Fou de rage, l’épéiste affaibli et pâle comme la mort tenta péniblement de se redresser, et fusilla du regard cette femme pirate qui avait blessé son orgueil.

« Je… je ne suis pas… encore… fini… Ce…ce n’est rien… rien qu’un peu de fatigue…»
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Xiao Lya-Ming
Sirène
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MessageSujet: Re: Au-delà des océans de sable [libre]   Lun 5 Oct - 23:43

La pirate éclata d'un grand rire sonore. Encore une fois elle avait vaincue un freluquet qui avait oser lui manquer de respect, comme si on pouvait battre Le Dragon Bleu! Il y avait des fous partout! Elle pointa de la lame de ces sabres l'escrimeur qui sifflait bruyamment, respirant avec mal. Elle rengaina ses deux armes dans ses fourreaux les ayant nettoyé du sang auparavant sur un bout d'une de ses couches de tissus, et approcha son visage du vaincu.

- "Met ton égo de côté matelot, tu as perdu, c'est un fait. Allons, tu vivras encore assez longtemps pour battre mille et un adversaire et regagner ton honneur dans des milles combats! Tu t'es bien battu, la chance n'était pas de ton côté, c'est tout!
Un verre pour requinquer ce vaillant combattant patron! On va fêter ma victoire! Que tout le monde s'offre un verre, parole de Dragon!
"

Et une grande exclamation de joie se fit parmi les clients encore en état. Et tous se ruèrent vers le comptoir. Car à travers cette offre, c'était un moyen à Xiao d'assoir sa réputation, un marin n'irait jamais cracher sur un capitaine qui lui offre à boire, le rhum c'est sacré!

Puis, au milieu de le liesse, Xiao alla voir son esclave dans un coin de la taverne qui tamponnait le front du combattant du désert avec un mouchoir humide. Ce dernier avait l'air en état de semi conscience.

"C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie ma foi!
Et toi, arrête de me regarder avec tes yeux de poiscaille! Va chercher l'autre, et ramène le ici, plus vite que ça!
" aboya t-elle à son esclave en lui décrochant un coup de pied. Puis elle assit à la table, à côté du premier blessé.

"Tu me dois la vie Homme du Désert! Dommage pour quelqu'un qui ne peut pas me supporter! La vie joue parfois de drôle de tour!" et elle éclatât d'un grand rire joyeux.
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